Tamier commun ................ Tamus communis ............. Dioscoréacées
Il ressemble un peu au liseron, en réalité c'est un cousin européen des ignames dont il partage un caractère commun à savoir la possession d'un gros tubercule souterrain qui peut peser jusqu'à 15 kg.

Habitat : lisière de bois.

Identification : sa tige herbacée qui atteint facilement 7 mètres s'enroulent sur les supports en décrivant un mouvement dextrogyre, elle est dépourvue de vrille (caractère qui permet de le distinguer de la bryone).
Les feuilles sont vert vif, luisantes et cordiformes.
Les baies mûres sont rouge vif, luisantes et persistent jusqu'au début de l'hiver.

Partie utilisée :
- le rhizome est récolté en décembre ,

- les jeunes pousses au printemps.

Préparation du rhizome : broyé, et bouilli il s'applique en cataplasme sur les contusions et les ecchymoses, c'est pourquoi C autrefois le nom populaire du tamier était "herbe aux femmes battues".
Il peut aussi être employer pour soulager les douleurs rhumatismales.
Il faut noter que le rhizome ne doit pas être utilisé frais car il pourrait provoquer de graves irritations ( présence de cristaux d'oxalate de calcium).

Usage culinaire : Les jeunes pousses sont consommés cuites en Europe et en particulier dans le Sud-Ouest de la France.
Un autre usage est beaucoup plus controversé: certaines personnes téméraires proposent de consommer son rhizome bouilli à la manière des ignames tropicaux !


Toxicité :
Attention les baies rouges sont très toxiques.
Présence de saponines et de diosgénine pouvant entraîner des troubles digestifs et respiratoires.
En revanche les merles et les grives les apprécient .

Sur la photo ci-contre on découvre les graines que renferme le fruit.

En survolant l'image avec la souris on découvre une photo prise le 15 janvier 2012, donc les fruits peuvent persister jusqu'à une période avancée de l'hiver.