La maladie coeliaque, décrite pour la première fois par Samuel Gee en 1888, a été progressivement individualisée depuis plus d'un siècle, au sein du vaste ensemble des syndromes de malabsorption que définissait l'association d'une diarrhée chronique et d'une malnutrition qui mettait encore en jeu le pronostic vital il y a 40 ans.
Ce n'est qu'au début des années 50 que Dicke, Weijers et Van de Kamer ont démontré le rôle pathogène de la fraction protéique de la farine de blé, et quelques années plus tard, que la maladie a été caractérisée par ses lésions intestinales, la première biopsie ayant été faite chez l'enfant en 1957. C'est alors que commence l'époque moderne de la maladie coeliaque.

Pr. Jacques SCHMITZ
CH Necker, Paris
La maladie coeliaque

Les différents blés (dont l'épeautre, le kamut et tous les autres Triticum),
le seigle et l'orge présentent une toxicité clairement démontrée chez le coeliaque.
L'avoine ne semble pas avoir de toxicité propre, mais présente un risque de contamination par le blé.

Le riz et le maïs appartiennent au même genre des graminées, mais ne présentent aucune toxicité chez le coeliaque et doivent être inclus dans le régime sans gluten.

Le millet, le sorgho, le tef, le ragi, le niébé et l'herbe de Job sont des graminées, mais suffisamment proches génétiquement du maïs pour dire qu'ils sont probablement sans danger pour le coeliaque. Des études complémentaires sont cependant souhaitables.

Autres végétaux éloignés génétiquement des céréales qui peuvent être conseillés dans le régime sans gluten :
- la quinoa (Chenopodium quinoa),
- le sarrasin,
- le manioc,
- l'arrow root (Maranta arundinacea)
- la chataigne (Castanea sativa)
- l'amarante (Amaranthus sp.)
GLUTEN ET CEREALES

Les grains de blé sont constitués d'un sucre, l'amidon et d'un mélange complexe de protéines.
Le gluten est la masse de protéines restante après extraction de l'amidon du blé.
Par la suite, l'usage de ce terme a été étendu à l'ensemble des plantes graminées (blé, orge, seigle, avoine, maïs, riz, sorgho, canne à sucre, teff, ragi) pour désigner la masse de protéines présentes dans leurs graines.
Il s'agit donc d'un mélange de nombreuses protéines, classées en deux familles: les prolamines et les gluténines.
Les composants "toxiques" dans la maladie coeliaque sont certaines prolamines présentes en importantes quantités dans toutes les espèces de blé (froment, épeautre, kamut...), l'orge, le seigle, et la triticale (hybride biosynthétique de blé et de seigle).
Les prolamines dont la toxicité a été formellement démontrée dans la maladie coeliaque sont :
·l'alpha-gliadine du blé (d'où le terme de gliadine souvent utilisé pour désigner les protéines nocives dans la maladie coeliaque);
·la sécaline du seigle;
·et l'hordénine de l'orge.
La toxicité de l'avoine dans la maladie coeliaque et la dermatite herpétiforme, autrefois admise, semble aujourd'hui infirmée.
Cette céréale reste néanmoins souvent déconseillée dans le régime sans gluten par la plupart des spécialistes.

Pour plus de renseignement consulter le site de l'association française des intolérants au gluten l'AFDIAG
adresse du site web: http://www.afdiag.com
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