Evasion nature
Souvenirs

de promenades printanières

sur les coteaux de La Roche Guyon

photo prise le 11/03/07

Une sortie botanique enrichissante ( le 14 avril 2002 )

La matinée est maussade , à l'approche de La Roche Guyon nous essuyons une averse mais le soleil paraît décider à se montrer et nous entamons la promenade par l'ascension de la falaise bien décidé à atteindre le donjon du château . Arrivé au sommet on est étonné de se retrouver dans une véritable forêt de buis.
La promenade se poursuit en contrebas de la route des crêtes avec une superbe vue panoramique sur la vallée de la Seine. Les cytises à floraison jaune assurent le contraste avec les prunelliers et les pommiers à floraison blanche.
Nous foulons maintenant un terrain escarpé typique de la Basse vallée de la Seine, ce qu'en terme écologique on désigne une pelouse calcicole. Le sol riche en calcaire est propice au développement de formations herbeuses composées principalement de graminées mais on y rencontre souvent des orchidées, pour admirer leurs curieuses fleurs il faudra revenir dans quelques semaines.
Quelques muscari sont encore visibles et bonne surprise, en nous penchant un peu nous découvrons quelques exemplaires de la plante sauvage chouchoutée des coteaux de La Roche Guyon , l'astragale de Montpellier.
La balade ne s'arrête pas avec cette rencontre. La pause pique nique effectuée, sous un soleil désormais radieux nous poursuivons la visite du site dans les meilleurs dispositions.
Les orchidées qui percent sont encore trop jeunes pour susciter notre étonnement.
La fin du parcours qui emprunte un parcours forestier va nous permettre de croiser les incontournables : anémones des bois , violettes , jacinthes , euphorbes et mercuriales .
Pour finir nous avons pu disserter sur l'académisme de la nomenclature botanique en décryptant un parterre de parisettes à quatre feuilles ( Paris quadrifolia ). En effet de nombreux exemplaires comportent 5 ou 6 feuilles réunies en un verticille vers le haut de la tige au lieu des 4 feuilles ferticillées qui sont supposées définir le nom de cette espèce.

cytise
La parisette .......... Paris quadrifolia .......... Liliacées
muscari
En résumé une promenade bien fleurie dans un décor varié où domine une végétation calcicole, géologie oblige !
La fleur est étalée en étoile , composée typiquement de 4 sépales, 4 pétales, 8 étamines (qui portent les anthères jaunes au milieu et non au sommet) et d'un ovaire noirâtre surmonté de 4 styles pourpre violacé.
La parisette a emprunté son nom au légendaire héros Pâris, fils de Priam, qui fut à l'origine de la Guerre de Troie
La parisette est aussi appelée Etrangle-loup. Elle recherche l'ombre.Elle porte des baies bleu-noir à 4 divisions, renfermant plus de 20 pépins.
Les baies sont toxiques , il ne faut surtout pas les confondre avec les fruits de certains pruniers.
Confusion également possible avec myrtille et sceau de Salomon.

Capsule tripartite de l'iris fétide qui après ouverture laisse s'échapper les graines rouge vif qui ressemblent à des baies.
Le 13 avril 2008 sous un ciel couvert qui nous a gratifié d'une légère averse nous avons pu admirer quelques exemplaires d'anémone pulsatille . Répertoriée Pulsatilla vulgaris par les botanistes, cette Renonculacée très velue ne nous a pas semblé vulgaire et nous avons été enchantés de la photographier sous différents angles sans toutes fois réussir à lui faire dévoiler ses nombreuses étamines .
Lors d'une visite effectuée le 11/03/07 nous avons pu découvrir au milieu d'une végétation printanière prête à éclore des fruits de la saison précédente .

Ainsi l'iris fétide (Iris foetidissima) commune sur les falaises calcaires est une plante vivace robuste de la famille des Iridacées qui fleurit de mai à juillet. Ici nous observons au milieu des herbes sèches les graines rouge vif, vestiges de la fructification de l'année précédente .