Evasion nature
Evasion estivale le long de La Chalouette
Une boucle de 3h30 qui débute à Chalou-Moulineux petit village très sympathique, survolé par les hirondelles mais non desservi par les transports en commun. Il faut rejoindre le GR111 au niveau de la source de La Chalouette.
Là on peut méditer sur l'histoire de Sainte Apolline, patronne des dentistes dont la statue domine la source.
Cette promenade est agréable en plein été car la fraîcheur se maintient au coeur de cette petite vallée.
Le début du parcours plaira aux amateurs de bains de boues, mais pour ceux qui craignent de salir leur chaussures neuves il est possible de prendre un peu de hauteur par rapport au lit de la rivière.
Le long de cette portion lacustre on peut observer quelques bancs de poissons tranquilles en l'absence de tout pêcheur, quelques orchidées sont visibles ( Epipactis helleborine). Puis on sort de la forêt humide à la hauteur du village de Moulineux.
Jusqu'à Boinville on emprunte un sentier plus large bordé de noisetiers .Le chemin est ensoleillé, c'est normal c'est l'été.
On monte sur le plateau après Boinville et en scrutant les haies où se mêlent troènes, viornes, sureaux et églantiers on pourra déceler des excroissances chevelues poussant sur les rameaux du rosier sauvage (Rosa canina).Ces excroissances appelées bédégar ou étoile du matin ont pour origine une réaction de la plante à la piqûre d'un insecte (Cynips).
Le bédégar, appelé également pomme mousseuse ou éponge d'églantier, très riche en tanins, était récolté autrefois. On l'employait comme astringent et tonique, il a même figuré dans la matière médicale comme remède aux rétentions d'urine.
Au bord des champs cultivés sur le plateau, plutôt que d'observer les lignes électriques qui servent désormais de balises au Topo-guide pour s'orienter dans la campagne, il vaut mieux s'asseoir et suivre le manège des butineurs et butineuses. Ces derniers se régalent sur les scabieuses ( Succisa praemorsa) mais ne dédaignent pas les fleurs de chicorée sauvage (Cichorium intybus).
Si vous êtes attentif vous pouvez observer le temps d'un éclair ce que vous penser être un colibri ,en fait il s'agit du moro-sphinx (Macroglossum stellatarum).

Un bédégar sur un églantier

Le moro-sphinx est un papillon dont les battements d'ailes sont si rapides que l'on ne distingue que son corps trapu. Il prélève avec sa longue trompe le nectar sans se poser. A la différence des autres membres de la famille des Sphingidés il vole le jour. Il est ici dans son élément , les fleurs de gaillet jaunes qui nous entourent sont la garantie de sa survie car la chenille de ce papillon vit sur les Rubiacées ( Rubia, Galium) et les Caryophyllacées ( Stellaria). Il peut visiter 1500 fleurs en une journée.

En bordure de champs une touffe d'herbes singulières qui se balancent dans le vent avec des fruits encore verts, c'est l'asperge (Asparagus officinalis).
Sur le chemin du retour on croisera dans cette zone humide l'incontournable reine des prés (Filipendula ulmaria) .
Un peu moins inféodé à l'eau, poussant le long de la route goudronnée on foulera au pied de vastes tapis argentés composés par la potentille ansérine ( Argentina anserina),appartenant à la famille des Rosacées comme la reine des prés , petite mais aussi résistante au piétinement que les indestructibles plantains ( Plantago sp.).
Pendant toute la balade il aura fallu résister à la tentation de croquer les grosses prunelles,championnes de l'âpreté, pour se rabattre sur quelques mûres

Pour plus de détails sur l'itinéraire se reporter aux guides de randonnées pédestres de L'Essonne .
·Topo-guide PR -Réf.073 "L'Essonne à pied" édité par la FFRP
·Guide franck "Circuits pédestres Essonne" Editions Glénat
Internet : guide.franck@glenat.com
L'asperge sauvage avec son feuillage léger et quelques fruits verts. Si les jeunes pousses ou turions sont comestibles , les baies rouge vif à mâturité sont à écarter de l'alimentation.


Les feuilles d'anserine se consomment à la manière des épinards, car en salde fraîche elles sont un peu coriaces.



Le mâle de l'oedémère noble reconnaissable grâce à ses fémurs particulièrement musclés est un coléoptère friand de fleurs .

la potentille ansérine avec ses feuilles argentées, composées-pennées caractéristiques.