Pour se rendre à Mantes la Jolie les tortues méritantes ont d'abord pris l'omnibus transilien 18 stations avant d'apercevoir la Collégiale, ce ne fut tout de même pas un calvaire.
Le périple fut plus court par l'autoroute et personne ne risquait de se perdre car la cathédrale électrique de Porcheville marque bien le paysage.
Après un frugale pique nique sur l'île aux Dames début de la visite de l'île l'Aumône.
Arrêt perplexe devant les premières mouettes car les ornithologues encyclopédistes ont du mal à se départager entre rieuses et tridactyles, ces petites malignes ont déjà revêtu leur parure hivernale or les livres sont plutôt prolixes sur les parures estivales.
Qu'à cela ne tienne on sera plus performant en botanique. Les aulnes, persicaires, frênes, cornouillers et autres renoncules ne résistent pas longtemps à notre sagacité.
On s'attarde un peu sur les aubépines très hospitalières pour le gui. On insiste sur les différences entre deux petits fruits rouges abondants dans les haies ,cynorrhodons et fruits d'aubépine. Les plus expérimentés dissuadent les autres de goûter les prunelles.
Un lapin vient se faire admirer il résistera même à la lumière des flashs.
Toujours imposante la grande berce se distingue facilement de trois de ces cousines ombellifères.
La morelle noire nous oblige à évoquer la douce amère deux solanacées typiques, les baies de la première surtout non mûres étant les plus toxiques.
La détermination de la mauve musquée s'avèrera un peu plus longue.
Les tentatives pour observer les hérons se sont soldés par quelques brûlures d'orties.
Le lamier blanc toujours mélangé aux orties a été épargné, nous avions déjà déjeuné, la salade de lamier se consommera une autre fois.
Les enfants ont bien entendu jouer avec les fruits de la grande bardane. Un vieux saule nous a rappelé que lui et ses congénères étaient particulièrement bien adapté aux zones inondables.
On s'est attardé quelques temps sous un joli noyer, avant l'observatoire des oiseaux.
A la pointe de l'île quelques scrofulaires noueuses se dressaient encore bien droites.
Le retour par la rive civilisée nettement plus bruyante nous a permis d'observer quelques foulques peu timides derrière les haies envahissantes de reynoutria.
Une petite averse nous fit hâter le pas vers la sortie où le taureau ne manqua pas de faire le beau.
Pour résumer un milieu assez typique de zone inondable de la Région parisienne.